Putain j'en peux plus de ces vacances à la con.
J'étouffe dans cette ville.
Mes proches n'ont pas trop l'air d'aimer cette image de l'artiste tourmenté qui passe son temps à fumer, boire et écrire de la poésie, que je leur renvoie en ce moment.
Qu'est-ce qu'il faudrait que je fasse alors, pour vous convenir ?
Que j'aide (encore) plus môman à la maison ?
Que je mette des vêtements plus colorés ?
Que je pratique je ne sais quel sport de compétiton débile, pour prouver ma supériorité ?
Que je sourie plus et que je rie moins ?
Que j'arrête de bouffer, fumer et boire ?
Que j'oublie ce connard, dont je suis tombée follement amoureuse, et qui n'en a rien à foutre de moi ?
Que j'arrête d'écouter Placebo à longueur de temps ?
Que je joue plus de guitare ?
Que je parle du suicide comme d'un truc horrible, dégoutant et con, et des suicidés comme d'une bande de loosers qui iront même pas au paradis ?
Que je croie en Dieu ?
Que je trouve le bouddhisme abérrant ?
Que je range ?
...
Je ne peux pas.
Je vous déteste.
Et d'un côté, vous aussi, puisque ce n'est pas moi que vous aimez, ni ce que je pourrai être, mais ce que j'aurais dû être.
La personnalité, ça se fait pas sur mesure, c'est pas un choix.
Je suis comme je suis.
Acceptez-moi, ou ne m'adressez plus la parole.
J'en ai marre de me sentir comme un monstre parce que je ne vous ressemble pas.
Aujourd'hui encore, mon "ami" Mathieu, m'a dit qu'il me prévoyait un avenir merdique, tout ça parce que j'avais une clope à la bouche.
Je sais pas si lui et Loïc s'en sont rendu compte, mais ils m'ont tellement traitée comme une merde toute la journée, que j'ai fini par me sentir comme telle.
Et ben les gars, la prochaine fois, Marie la grosse, la fumeuse, la conne, la fille qui ne fait que vous retarder, le gros boulet, en somme, elle vous invitera plus.
J'ai compris la leçon.
La prochaine fois, je vous laisserai entre beaux, intelligents et sains garçons qui vont réussir dans leur vie ^^
Et je demanderai cordialement à toute personne qui m'a un jour demandé de changer ma personnalité, de me rayer de son carnet d'adresse.
Car ça veut dire que ce n'est pas un ami.
"
I know, the last in line is always called a bastard."
Merci à toi, Flo, de toujours me soutenir sans me juger, car au fond, on est dans la même situation tous les deux avec les personnes qu'on aime, les indécisions et le manque de confiance en soi.